Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025, déposé au Parlement en octobre 2024, ouvre le troisième volet de la réforme fiscale prévue par la loi-cadre n° 69-19. Après l’impôt sur les sociétés en 2023 et la TVA en 2024, il s’attaque à l’impôt sur le revenu (IR). Il met en œuvre les engagements de l’accord social du 29 avril 2024.
Les mesures décrites ici sont celles du projet. Elles peuvent encore être amendées au Parlement.
| Tranche de revenu net imposable annuel (DH) | Barème 2024 | Barème proposé pour 2025 |
|---|---|---|
| Exonération | 0 à 30 000 | 0 à 40 000 |
| 10 % | 30 001 à 50 000 | 40 001 à 60 000 |
| 20 % | 50 001 à 60 000 | 60 001 à 80 000 |
| 30 % | 60 001 à 80 000 | 80 001 à 100 000 |
| 34 % | 80 001 à 180 000 | 100 001 à 180 000 |
| Taux marginal | 38 % au-delà de 180 000 | 37 % au-delà de 180 000 |
Le seuil d’exonération passe de 30 000 à 40 000 dirhams de revenu net imposable par an, les tranches intermédiaires sont élargies et le taux marginal baisse d’un point.
Le projet relève de 30 000 à 40 000 dirhams le seuil en dessous duquel les locataires professionnels ne pratiquent pas de retenue à la source sur les loyers versés aux particuliers. Il crée aussi une option pour une imposition libératoire au taux de 20 % des loyers soumis à la retenue à la source, qui dispense de déclarer ces revenus.
Le projet ajoute une sixième catégorie de revenus à l’IR. Elle regroupe notamment les revenus évalués lors d’un examen de la situation fiscale dont la source n’est pas justifiée, les gains de jeux de hasard en ligne de source étrangère et les gains d’opérations lucratives qui ne relèvent d’aucune autre catégorie.
Un salarié dont le revenu net imposable est de 60 000 dirhams par an paie aujourd’hui 60 000 × 20 % − 8 000 = 4 000 dirhams, avant charges de famille. Avec le barème proposé : 60 000 × 10 % − 4 000 = 2 000 dirhams. Son impôt est divisé par deux, et la réduction pour charges de famille augmente aussi.
Le texte sera voté par les deux chambres avant la fin de l’année. Nous publierons une synthèse des mesures définitives dès leur parution au Bulletin officiel. D’ici là, notre pôle gestion sociale et paie peut simuler l’effet du barème sur votre masse salariale et sur le net de vos salariés. Pour en parler, contactez le cabinet.