Dans la pratique, de nombreux contrôles fiscaux se terminent par un accord entre l’entreprise et l’administration. Jusqu’en 2024, ces accords reposaient sur la pratique plus que sur un texte. La loi de finances 2025 a créé un article 221 ter dans le Code général des impôts (CGI) pour leur donner un cadre juridique clair. La DGI en a précisé la portée dans sa note circulaire n° 736.
L’accord peut intervenir dans toutes les procédures prévues par le CGI : vérification de comptabilité, examen de l’ensemble de la situation fiscale, contrôle des prix déclarés dans les actes, déclaration rectificative, rectification des profits fonciers, taxation d’office, etc.
Il est possible après l’engagement de la procédure. En cas de contrôle, il ne peut être conclu qu’après l’envoi de la première lettre de notification. Avant cette notification, il n’y a pas de base chiffrée sur laquelle s’accorder.
C’est le point central : l’accord porte uniquement sur les questions de fait, jamais sur les questions de droit.
Les questions de fait sont les appréciations et évaluations de l’administration. La DGI cite notamment :
Les questions de droit portent sur le principe même d’imposition, d’exonération ou de déduction : la déductibilité d’une charge selon les conditions du CGI, le droit à un régime incitatif, le taux applicable. Les droits en principal correspondants ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation. L’administration peut toutefois tenir compte d’éléments nouveaux dûment justifiés.
Les majorations et pénalités peuvent faire l’objet d’une remise ou d’une modération, selon les circonstances, aussi bien pour les questions de fait que pour les questions de droit.
Lors d’une vérification, l’administration notifie deux chefs de redressement à une société de distribution :
Le premier point est une question de fait : la marge retenue peut être discutée, et l’accord peut fixer un montant intermédiaire au vu des éléments produits. Le second est une question de droit : la déductibilité dépend des conditions légales. Il ne se négocie pas, sauf à produire des justificatifs nouveaux. Les pénalités sur les deux points peuvent en revanche être modérées.
La même loi a élargi la compétence des commissions locales de taxation aux recours sur les « autres revenus et gains » issus d’opérations lucratives, la nouvelle catégorie de l’IR. Le domicile fiscal du contribuable devient aussi un critère pour déterminer la commission compétente.
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