La loi de finances 2025 a prévu une mesure très attendue par les retraités : la suppression progressive de l’impôt sur le revenu sur les pensions des régimes de retraite de base. Elle se fait en deux temps.
| Année | Pensions de base | Pensions complémentaires |
|---|---|---|
| 2024 | Imposables au barème, après abattement | Imposables au barème, après abattement |
| 2025 | Réduction de 50 % de l’IR dû sur ces pensions | Imposables |
| 2026 et après | Exonération totale | Imposables, sauf les rentes CIMR servies dans le cadre d’un contrat de groupe, exonérées depuis la LF 2026 (art. 57-27° du CGI) |
L’exonération, inscrite à l’article 57-27° du Code général des impôts (CGI), vise les pensions et rentes viagères versées par les régimes de base, notamment :
Depuis le 1er janvier 2026, la loi de finances 2026 a étendu l’exonération de l’article 57-27° du CGI aux pensions et rentes viagères, y compris celles servies sous forme de capital, versées par la CIMR aux retraités du secteur privé dans le cadre d’un contrat d’assurance retraite complémentaire de groupe. La condition est que les cotisations aient été retenues et versées par l’employeur et déduites du salaire imposable (article 28-III du CGI).
Restent imposables les autres pensions complémentaires : les rentes CIMR qui ne relèvent pas d’un contrat de groupe, les contrats individuels de retraite complémentaire (même financés en tout ou partie par l’employeur), les rentes issues de versements opérés à titre individuel pour une retraite de groupe, ainsi que les pensions du régime complémentaire du RCAR, de CMR-Attakmili et des produits d’épargne retraite facultatifs.
Les pensions de source étrangère restent imposables au barème après abattement, avec la possibilité de la réduction de 80 % pour les sommes transférées à titre définitif en dirhams non convertibles.
Les pensions imposables bénéficient d’un abattement forfaitaire de 70 % sur la part du montant brut annuel qui ne dépasse pas 168 000 dirhams, et de 40 % au-delà. Le reste, après déduction des cotisations AMO, est soumis au barème progressif.
Un retraité marié perçoit une pension de base de 240 000 dirhams bruts par an.
En 2026, cette même pension ne supportera plus aucun impôt.
Mise à jour du 19 octobre 2026 : exemple et régime des rentes CIMR de groupe ajustés selon la loi de finances 2026.
Un retraité marié perçoit en 2026 une pension de base de 120 000 dirhams, une rente complémentaire de 80 000 dirhams servie hors contrat de groupe CIMR (par exemple au titre d’un contrat individuel) et 180 000 dirhams de loyers d’habitation versés par des particuliers.
Si la rente est versée par la CIMR dans le cadre d’un contrat d’assurance retraite complémentaire de groupe, elle est exonérée depuis le 1er janvier 2026 (article 57-27° du CGI modifié par la loi de finances 2026) : seuls les 108 000 DH de loyers restent imposables, soit 108 000 × 34 % − 22 000 − 600 = 14 120 DH.
Ce contribuable devra déposer sa déclaration de revenu global avant le 1er mars 2027.
À partir de 2026, sont dispensés de déclaration annuelle :
Dans les autres cas, notamment en présence de loyers ou de revenus professionnels, la déclaration reste obligatoire.
Les employeurs qui versent des compléments de retraite ou des rentes à d’anciens salariés doivent vérifier la nature du régime pour appliquer la bonne retenue.
Nos pôles conseil fiscal et gestion sociale et paie aident les retraités et les entreprises à appliquer ces nouvelles règles. Pour en parler, contactez le cabinet.