Après la grande réforme du barème de l’impôt sur le revenu en 2025, la loi de finances 2026 apporte des ajustements ciblés. Le barème reste inchangé, mais plusieurs paramètres doivent être mis à jour dans les logiciels de paie dès janvier 2026.
La réduction d’impôt passe de 500 à 600 dirhams par an et par personne à charge, soit 50 dirhams par mois. Le plafond passe de 3 000 à 3 600 dirhams, toujours pour six personnes à charge au maximum. La mesure s’applique aux revenus acquis à compter du 1er janvier 2026.
Les conditions sont inchangées : sont à charge l’épouse, les enfants et les enfants légalement recueillis, s’ils n’ont pas un revenu annuel supérieur à 40 000 dirhams et s’ils ont 27 ans au plus (sans condition d’âge pour un enfant infirme). La contribuable bénéficie de la réduction pour son époux et ses enfants lorsqu’ils sont légalement à sa charge.
Exemple : un salarié marié avec trois enfants bénéficie de 4 × 600 = 2 400 DH de réduction par an, contre 2 000 DH en 2025 et 1 440 DH en 2024.
Comme le prévoyait la loi de finances 2025, les pensions des régimes de base (CNSS, CMR, RCAR) sont exonérées d’IR à compter de 2026. La loi de finances 2026 étend cette exonération aux rentes servies par la CIMR aux retraités du secteur privé dans le cadre des contrats d’assurance retraite complémentaire de groupe, dans les conditions prévues à l’article 28-III du CGI. Les autres retraites complémentaires restent imposables.
Pour les employeurs qui versent encore des pensions ou des compléments à d’anciens salariés, il faut vérifier la nature exacte du régime avant d’appliquer l’exonération.
Les salariés des sociétés ayant le statut CFC (hors banques et assurances) peuvent bénéficier d’un taux d’IR de 20 % pendant dix ans au plus à compter de leur prise de fonctions, de manière continue ou non. Ils peuvent opter pour le barème progressif, par demande à leur employeur avant le 1er février de l’année. L’employeur joint à sa déclaration des salaires un état de ces salariés.
Les nouvelles règles visent les salariés recrutés depuis le 1er janvier 2026, ceux qui n’avaient pas épuisé la période de dix ans au 31 décembre 2025, et, pour la durée restante, ceux qui avaient épuisé l’ancienne période de cinq ans au 31 décembre 2017.
Pour les rémunérations versées par les sociétés sportives aux sportifs professionnels, entraîneurs, éducateurs et équipes techniques, un abattement dégressif s’applique : 90 % en 2026, 80 % en 2027, 70 % en 2028 et 60 % en 2029.
En application de l’accord social d’avril 2024, le décret adopté en Conseil de gouvernement le 18 décembre 2025 porte le SMIG à 17,92 dirhams de l’heure à compter du 1er janvier 2026 ; le SMAG passe à 97,44 dirhams par jour au 1er avril 2026. Ajustez vos grilles dès la paie de janvier, et contrôlez l’effet sur les salaires proches du minimum et sur les cotisations.
Le barème annuel reste celui de 2025 : exonération jusqu’à 40 000 dirhams de revenu net imposable, puis 10 %, 20 %, 30 %, 34 % et 37 % au-delà de 180 000 dirhams.
Pour un salarié dont l’IR annuel avant réductions est de 15 000 dirhams :
| Situation | IR 2025 | IR 2026 | Gain annuel |
|---|---|---|---|
| Célibataire | 15 000 DH | 15 000 DH | 0 |
| Marié, sans enfant | 14 500 DH | 14 400 DH | 100 DH |
| Marié, 2 enfants | 13 500 DH | 13 200 DH | 300 DH |
| Marié, 5 enfants | 12 000 DH | 11 400 DH | 600 DH |
Le gain est modeste, mais il doit apparaître correctement sur les bulletins.
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